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L’erreur de Biden qui a rapproché la Chine de la Russie


The Liberty Web a souligné à plusieurs reprises qu’il n’était pas sage de prendre des mesures dures contre la Russie, car cela reviendrait à rapprocher la Chine et la Russie. La Russie possède le plus grand nombre d'ogives nucléaires au monde tandis que la Chine se classe au troisième rang mondial. Si les deux pays formaient une alliance militaire, ils posséderaient ensemble une menace mondiale bien plus meurtrière que l'Union soviétique seule. Un éloignement entre la Chine et la Russie s’impose donc.



L'Occident rompt sa promesse


En 2014, après que la Russie a acquis la Crimée sans l'approbation de l'Ukraine, les pays occidentaux ont critiqué l'annexion de la Crimée comme une violation du droit international. Sous la direction de l'administration Obama, la Russie a été isolée par de sévères sanctions économiques. Le Japon a suivi l'exemple de l'administration Obama et la Russie n'a eu d'autre choix que de s'appuyer sur l'économie chinoise. C’est ce qui a rapproché la Chine et la Russie.


Le but de l'annexion de la Crimée par la Russie était de protéger les Russes qui constituaient la majorité de la région. Tout a commencé en 1954 lorsque Nikita Khrouchtchev, premier secrétaire du Parti communiste de l'Union soviétique, a transféré de manière erratique la Crimée de la Russie à l'Ukraine. M. Khrouchtchev a grandi dans l'est de l'Ukraine. Les habitants se sont opposés à ce transfert parce que la Crimée faisait partie de la Russie ; ils ont cherché l'autonomie du gouvernement ukrainien et ont continué à agiter ce territoire en tant que force pro-russe.


En 2013, les Ukrainiens pro-occidentaux ont lancé une manifestation à grande échelle, conduisant à la persécution des résidents russes du pays. Plus de 93% des résidents de Crimée sont venus soutenir l'annexion de la Crimée par la Russie, et la Russie a placé la Crimée sous sa protection pour protéger les résidents russes à l'étranger.


C'est l'Occident qui a trahi la Russie pro-occidentale en premier.


Lorsque l'Allemagne a finalement été réunifiée en 1990, l'Occident a promis de ne plus étendre l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN), une alliance militaire pour contenir l'Union soviétique. Et pourtant, l'Occident a continué à étendre l'OTAN, enjoignant à présent l'Ukraine à rejoindre l'alliance.


Vous pouvez voir sur cette carte que l'Ukraine se tient à deux pas de Moscou, la capitale de la Russie. Si nous devions imaginer une version asiatique de l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN, ce serait comme l'annexion de la Corée du Sud par la Corée du Nord, le Japon étant à la place de la Russie. La Russie reçoit là une menace similaire à celle que recevrait le Japon si la ligne des défenses coréennes devait se déplacer plus au sud, du 38e parallèle au détroit de Tsushima. Le Dr John Mearsheimer, théoricien réaliste des relations internationales, a traduit la question ukrainienne par la tentative de M. Poutine de défendre l'intérêt vital de son pays, là où l'Occident franchissait une ligne interdite.


"C’est la même raison qui a empêché Hitler de vaincre l'Union soviétique, qui a provoqué la défaite de Napoléon à Moscou : cette région de l'Ukraine", a déclaré Maître Ryuho Okawa, le président-fondateur de Happy Science,.


M. Biden doit comprendre que l'Ukraine est la dernière ligne de défense de la Russie face aux attaques de l'Occident.



Devenir anti-russe par commodité


Un autre problème est que M. Biden utilise la Russie comme un leurre.


On a déjà entendu des allégations de corruption de M. Biden avec le gouvernement de Pékin. Cela diffère des affirmations du Parti démocrate selon lesquelles M. Trump et le gouvernement russe se sont entendus lors de l'élection présidentielle américaine de 2016 : M. Trump a été innocenté après qu'une enquête menée par un avocat diligenté n'ait relevé aucune preuve de collusion. Dans le cas de M. Biden et du gouvernement de Pékin, des preuves solides de collusion existent, et c’est pourquoi il tente de détourner les yeux du public de la Chine – en utilisant la Russie comme un bouc émissaire.



James Fanell, un ancien capitaine retraité de la marine américaine, a dénoncé les mesures dures prises par le président Biden à l’égard de la Russie.


« Lorsqu’il était président, Reagan était le champion de la lutte contre l'Union soviétique », a déclaré M. Fanell. « Il l'appelait l'Empire du Mal. Au moment où il prononçait ces discours, il était critiqué par le Parti démocrate. Ce même Parti démocrate, rempli de sympathie pour l'Union soviétique pendant la guerre froide, a subitement basculé sous l'administration Trump, se présentant comme le chantre de la liberté face à la Russie. Les démocrates n'ont aucune consistance morale à mon avis.



Poutine veut rejoindre le G8


Le président Poutine reste incompris jusque dans le contexte de la démocratisation. On a tendance à percevoir M. Poutine, ancien officier du KGB, comme un dictateur. Pourtant le président Poutine s’est donné beaucoup de mal pour empêcher qu’une nouvelle révolution violente éclate en Russie, au milieu d'un état affaibli par l'effondrement de l'Union soviétique. Il a également réduit la pauvreté dans son pays, qu’il a stabilisé par ailleurs.


M. Poutine, qui s'est longtemps méfié de la Chine, cherche à rejoindre l'Europe et le G8. En avril, M. Poutine a prononcé son discours annuel sur l'état de la nation, précisant qu’il souhaitait « entretenir de bonnes relations » avec le monde entier, lui adressant aussi ce commentaire : « J'espère que personne ne pensera à franchir la « ligne rouge », rempart de la Russie.


Les relations avec la Russie peuvent encore être améliorées si les intentions de M. Poutine sont bien comprises. L'administration Biden devrait assurer la Russie que l'Ukraine ne rejoindra ni l'OTAN ni l'Union européenne. Même si M. Biden n'a pas cette intention, le Japon devrait adresser pour sa part un avertissement fort à l'administration Biden, afin d’éviter qu’une « nouvelle dynamique de guerre froide » ne se forme.


Il est dans l'intérêt national du Japon de déployer des efforts diplomatiques et d'empêcher que n’éclate une guerre sur deux fronts, face à la Chine et la Russie.



Source, Illustrations et commentaires :http://eng.the-liberty.com/2021/8374/


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